Je vais arrêter les rimes et je vais te parler. Te dire ce que j'ai sur le c½ur. Et j'en ai des choses à dire parce que mon c½ur est lourd et que je broie du noir. Je ne referai pas notre histoire malgré ce que j'ai vécu et même si ce qui s'est passé a fait en sorte que j'oublie tout. Mais ce dont j'ai envie de parler c'est le principe du pardon. Avant que je ne comprenne réellement tout (oui, tout) ce que t'as fait en mon absence, tu m'as longtemps fait croire que c'était de ma faute et je m'en suis voulu, je t'ai supplié de revenir mais toi tu m'as jeté. Quand malgré tout je savais qu'il y avait quelqu'un d'autre et que j'ai accepté que l'on continue à se parler tu m'as encore jeté en me disant que ce n'était pas une bonne idée. Tout cela m'a laissé entendre que contrairement à ce que tu disais t'avais l'intention de tout cacher. A ce moment là c'est vrai que j'étais dans une sorte de matrice je ne réalisais pas vraiment tout ce qui se passait. Et puis il y avait ton attitude aussi. Je n'ai jamais eu l'impression que ce qui se passait t'affectait plus que ça. Tu me diras t'étais dans les bras de celui que t'aimais et t'avais un tocard derrière qui te courait après, pourquoi déprimer ? Maintenant je me pose la question dois-je te pardonner et surtout en ai-je vraiment envie. J'ai toujours refusé de le faire pour trois raisons. La première pour la simple et bonne raison qu'il était (et qu'il est toujours) hors de question une seule seconde que tu penses que ce que t'as fait était légitime, la seconde parce que toi tu ne m'as pas pardonné mes petites erreurs celles qui ont fait que t'as cessé de m'aimer et enfin la troisième parce que tu me l'as jamais demandé. Eh oui tu ne t'es jamais excusé mais t'étais quand même choqué quand c'était à moi de dire ce que je pensais. Du jour au lendemain t'as voulu faire comme si de rien n'était, tu m'envoies un mail pour prendre de mes nouvelles et tu t'attends à ce que je te réponde alors que ce que j'aurai voulu c'était que tu reconnaisses tes torts. Tout ça m'a fait réaliser que finalement ce qu'on a vécu n'avait peut-être pas autant d'importance pour toi. Tu m'as jeté (oui parce que c'est le terme) comme (voire pire) tu en avais jeté d'autre avec qui t'avais vécu des petites amourettes. Tout ça me fait dire que je n'étais pas si spécial que tu me l'avais laissé entendre. Pourquoi aujourd'hui je me demande si je dois te pardonner ? Tout simplement par rapport à ma religion. J'ai toujours ressenti que de la haine envers toi qui n'est malheureusement pas l'inverse de l'amour. J'ai essayé de voir d'autres personnes, j'ai même revu mon premier amour celle que je refusais de voir tant que j'étais avec toi. J'ai peut-être même trouvé celle avec qui je ferai ma vie. Mais la relation que j'ai eue avec toi et tout ce qu'on a partagé font maintenant que je me demande si elle voudra toujours de moi. Si je te raconte tout ça aujourd'hui c'est que je veux pouvoir te pardonner. Mais je ne cesserai de me demander pourquoi toi tu ne l'as pas fait, pourquoi ça s'est passé comme ça, pourquoi je t'ai dit oui, et j'en passe...j'avais encore besoin de toi, tu représentais tout pour moi et aujourd'hui encore je te le répète je comptais faire de toi ma femme. Tu sais aussi bien que moi que tu n'es pas tombé amoureuse de lui du jour au lendemain et que ça ne datait pas des vacances, alors pourquoi m'avoir dit autant de belles choses du type jusqu'à ce que la mort nous sépare... On dit que pardonner c'est souhaiter le bonheur à la personne qui nous a fait du mal. Moi je dirais que ce n'est pas souhaiter du mal. Ce qui m'est arrivé, ce que j'ai vécu je ne le souhaite à personne, même pas à toi. Ma seule fierté aura été de voir que j'avais réussi à faire de toi une personne sensée bien que tu sois retombée dans tes travers. En ce qui concerne les regrets je me reproche déjà pas mal de choses, pas la peine de s'attarder sur le sujet. Je sais qui tu peux être et qui tu es désormais. A l'avenir cesse de prendre les gens de haut et montre un peu plus de respect. Cesse de vouloir être quelqu'un d'autre et de te forcer à être celle que tu n'es pas. On sait tous les deux que tu vaux beaucoup plus que ça. J'aurai aimé que tu redeviennes ma meilleure amie, t'étais l'une de ceux qui me connaissaient le mieux. Maintenant je pense que tu ne me reconnaitras plus. Cette histoire a fait que j'ai changé. Et je n'en suis pas si fier que ça. Mais bon faut désormais arrêter de vivre en ressassant le passé même si pour moi ces douleurs feront toujours partie de ma vie. Mais comme on dit ce qui ne te tue pas te rend plus fort. Alors je fais avec. Comme je t'ai toujours dit celles qui passeront après toi n'auront pas mon amour (sentiment auquel je ne crois plus, mais ça tu me diras je men tape) en plus de ça elles n'auront jamais ma confiance. Mais bon je ne suis pas à plaindre aujourd'hui je fais malgré tout quelque chose de ma vie aussi chargée soit elle, j'ai toujours ma famille près de moi et je rattrape le temps perdu avec mes potes. Bref maintenant tu sais ce que je pense de toute cette histoire et même si j'arrive à te pardonner je pourrais jamais oublier qu'avec toi j'ai tout connu le rire les larmes les joies les douleurs l'amour les mensonges la trahison...mais malheureusement les mauvais côtés prendront toujours le dessus parce qu'on oublie rien de ce qu'on veut oublier, on oublie le reste même s'il m'arrive d'esquisser un sourire en repensant à des moments passés tous les deux dont tu ne te rappelais plus les faits il y a encore quelques mois...J'ai jamais voulu oublier ces moments, c'est toi qui m'a forcé à le faire en les zappant. Je ne sais pas si on se reparlera un jour. En tout cas je ne vois pas en quoi discuter avec moi te serait utile...


